Au Tchad, une révolution silencieuse gagne du terrain dans les foyers urbains et ruraux. Face à la raréfaction du bois de chauffage et aux coûts volatiles du charbon traditionnel, les consommateurs tchadiens adoptent massivement le green coal, une biomasse compressée présentée comme une solution plus durable et plus abordable. Ce combustible émergent incarne une réponse pragmatique aux défis énergétiques d'un pays confronté à la déforestation accélérée et aux enjeux climatiques régionaux. L'Afropeen vous propose d'explorer cette transition énergétique qui redessine les pratiques de consommation au Sahel.
Le green coal tchadien : quand la biomasse devient une arme contre la pauvreté énergétique
Le green coal n'est pas un charbon au sens conventionnel, mais plutôt une biomasse densifiée produite à partir de résidus agricoles, de sciures et de déchets organiques compressés sous haute pression. Au Tchad, cette technologie répond à une urgence : la consommation de bois de chauffage accélère la dégradation des écosystèmes sahéliens, tandis que l'importation de charbon grève les budgets des ménages précaires. Le green coal local offre un compromis séduisant : un pouvoir calorifique comparable au charbon traditionnel, mais à un coût inférieur et avec une empreinte carbone réduite. Pour les populations urbaines de N'Djaména et les zones périphériques, ce combustible représente une alternative économiquement rationnelle à des énergies fossiles devenues incontournables dans les pratiques culinaires et de chauffage.




