La justice française a décidé de classer l'enquête ouverte en juin 2022 contre une filiale du groupe Castel en Centrafrique, mettant fin à une procédure initiée suite aux révélations d'une organisation non gouvernementale. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique complexe où les responsabilités corporatives en Afrique restent souvent difficiles à établir juridiquement, soulevant des questions cruciales sur l'accès à la justice et la redevabilité des grands groupes économiques occidentaux opérant sur le continent.
Les origines de l'enquête : quand une ONG expose les arrangements opaques
En juin 2022, la justice française avait lancé une investigation après la publication d'un rapport accablant d'une organisation de défense des droits humains. Ce rapport pointait du doigt un « arrangement sécuritaire » entre la filiale centrafricaine du géant français de l'alcool et une milice locale. Ces allégations soulevaient des enjeux majeurs : la complicité présumée dans des crimes contre l'humanité, l'implication d'acteurs économiques privés dans des dynamiques de violence, et l'absence de mécanismes de contrôle efficaces. L'enquête représentait une tentative rare de tenir responsable une multinationale pour ses activités en zone de conflit.




