La junte militaire au pouvoir à Bamako a officialisé dimanche 26 avril le décès de Sadio Camara, ministre de la Défense, tué lors des violents affrontements qui ont secoué sa résidence à Kati le 25 avril. Cette annonce intervient dans un contexte de crise sécuritaire majeure, marquée par la perte de contrôle de la ville stratégique de Kidal au profit de groupes indépendantistes touaregs alliés à des organisations jihadistes. Le gouvernement de transition a déclaré deux jours de deuil national, reflétant la gravité de la situation politique et militaire au Mali.
Un ministre de la Défense assassiné dans des circonstances troubles
Sadio Camara, qui occupait le poste de ministre de la Défense depuis la prise de pouvoir de la junte en 2021, a trouvé la mort lors d'une attaque ciblée contre sa résidence militaire à Kati, localité située à proximité de la capitale. Les détails précis des circonstances de son assassinat restent partiellement obscurs, soulevant des questions sur la sécurité interne au sein des structures de commandement militaire. Cet événement constitue un coup significatif pour la stabilité du régime de transition et expose les tensions croissantes au sein de l'appareil sécuritaire malien, déjà fragilisé par des années de conflits armés et d'instabilité politique.




