Addis-Abeba, mai 1963. Trente-deux chefs d'État africains se réunissent pour fonder l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Au milieu des discours de circonstance, celui de Kwame Nkrumah, président du Ghana, tranche par sa radicalité : l'Afrique, dit-il en substance, ne sera libre que si elle s'unit — vraiment, et tout de suite.
Une union maintenant, pas plus tard
Là où la plupart de ses pairs prônent une coopération prudente entre États souverains, Nkrumah défend un projet bien plus ambitieux : un véritable gouvernement continental, doté d'une politique étrangère, d'une défense et d'une planification économique communes. Pour lui, les indépendances obtenues une à une resteront fragiles tant qu'elles ne seront pas adossées à une force collective. C'est tout le sens de sa formule devenue célèbre : « L'Afrique doit s'unir. »

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3 octobre 2026



