Mo Ibrahim, l'entrepreneur et philanthrope anglo-soudanais fondateur du groupe Celtel, tire la sonnette d'alarme dans une tribune au Monde. Trois ans après le déclenchement du conflit qui ravage le Soudan, il dénonce les racines historiques d'une guerre civile qui menace de déborder les frontières nationales. Son message est sans détour : les puissances étrangères qui alimentent les belligérants en armes et en soutien politique portent une responsabilité directe dans la prolongation de cette crise humanitaire majeure.
Les racines historiques d'un conflit explosif
Le conflit soudanais ne surgit pas de nulle part. Mo Ibrahim insiste sur les fractures structurelles qui traversent le pays depuis des décennies : rivalités entre élites politiques et militaires, compétition pour les ressources naturelles, et inégalités régionales persistantes. Ces tensions, longtemps latentes, ont explosé au grand jour lorsque les équilibres précaires du pouvoir se sont effondrés. L'entrepreneur souligne que comprendre cette archéologie conflictuelle est essentiel pour saisir pourquoi les appels au cessez-le-feu restent lettre morte et pourquoi les négociations piétinent.

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12 décembre 2026



