Le débat sur une potentielle révision de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC) a récemment pris de l'ampleur. L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti au pouvoir depuis 2019, a fait savoir qu'elle envisageait des modifications législatives qui pourraient permettre au président Félix Tshisekedi de se porter candidat pour un troisième mandat. Cette annonce a suscité une réaction vive de l'opposition, qui dénonce une dérive autoritaire.
Un projet controversé au sein de l'UDPS
L'UDPS, traditionnellement perçu comme le champion de la démocratie en RDC, se retrouve aujourd'hui dans la tourmente. En évoquant la possibilité d'un troisième mandat pour Félix Tshisekedi, le parti semble s'éloigner de ses engagements initiaux envers une démocratie pluraliste. Les leaders de l'UDPS justifient ce projet par la nécessité de continuer les réformes en cours, mais cette argumentation sonne comme un prétexte pour prolonger le pouvoir. Les membres influents du parti, y compris le deuxième vice-président du Sénat Modeste Bahati, ont exprimé leur opposition à cette initiative, soulignant qu'elle pourrait nuire à la crédibilité de l'UDPS sur la scène internationale.




