Près de dix ans après avoir fui les violences politiques au Burundi, des milliers de Burundais rentrent de Tanzanie. Ce retour, censé être volontaire et « digne », soulève de nombreuses inquiétudes. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) alerte sur des conditions de rapatriement qui laissent à désirer, évoquant des maisons démolies et des pressions exercées sur les rapatriés. À Nyabitare, un centre de transit, les récits des rapatriés révèlent une réalité bien plus sombre que celle présentée par les autorités.
Rapatriement ou retour forcé?
Le processus de rapatriement, officiellement mis en place entre Gitega et Dar es Salaam, semble loin d'être aussi simple qu'annoncé. Alors que le gouvernement burundais affirme que les retours se font à un rythme de 3 000 personnes par semaine, de nombreux rapatriés témoignent de pressions subies à leur arrivée. Des histoires de menaces et de détentions circulent, laissant penser que le retour pourrait s'apparenter à une forme de rapatriement forcé. Les familles se retrouvent parfois dans des situations précaires, sans logement ni soutien.

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