Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a lancé une critique virulente contre les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies lors de la Réunion en défense de la démocratie qui s'est déroulée en Espagne samedi. Cette intervention intervient dans un contexte où les puissances mondiales demeurent profondément divisées sur les grands enjeux géopolitiques, paralysant l'organe de gouvernance global censé maintenir la paix et la sécurité internationales. Le leader progressiste brésilien a appelé à une refonte structurelle du système onusien, reflétant les frustrations croissantes du Sud global face à un ordre international hérité de l'après-Guerre froide.
Un appel à la réforme de l'architecture multilatérale
Lula a soulevé des questions fondamentales sur la légitimité et l'efficacité du Conseil de sécurité, institution créée en 1945 et dominée par les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale. Le chef de l'État brésilien a dénoncé le système de veto qui paralyse les prises de décision face aux crises humanitaires et aux menaces géopolitiques contemporaines. Cette critique s'inscrit dans une dynamique plus large où les pays du Sud global, incluant le Brésil, l'Afrique et l'Asie du Sud, réclament une représentation accrue et un pouvoir décisionnel renforcé au sein des institutions onusiennes.




