Les inondations qui ont ravagé le Kenya ces dernières semaines ont transformé Nairobi en champ de bataille urbain. Avec 49 morts et des dégâts matériels considérables, la capitale kenyane fait face à une crise humanitaire sans précédent. Mais au-delà de la tragédie, c'est la gestion de la catastrophe par les autorités locales qui cristallise la frustration des habitants et remet en question la capacité des institutions à protéger les citoyens face aux défis climatiques croissants.
Nairobi submergée : quand l'infrastructure urbaine montre ses failles
Les inondations qui ont frappé la capitale révèlent des faiblesses structurelles profondes dans la gestion des risques climatiques. Les quartiers informels, déjà vulnérables, ont été les premiers touchés, avec des habitations emportées et des familles entières sans abri. Les routes principales se sont transformées en torrents, paralysant l'activité économique et isolant des zones entières de la ville. Cette catastrophe expose l'absence de systèmes de drainage adéquats et de planification urbaine anticipatrice face aux phénomènes météorologiques extrêmes que connaît le pays.

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