Le tribunal criminel d'Abidjan poursuit, ce lundi 20 avril, l'examen du dossier de l'attaque terroriste de Kafolo survenue en juin 2020. Cet attentat, revendiqué par la Katiba Macina, avait visé un poste de contrôle frontalier avec le Burkina Faso et coûté la vie à 14 soldats ivoiriens. Après plusieurs mois d'instruction et l'ouverture du procès fin décembre dernier, le tribunal entre désormais dans une phase décisive avec les plaidoiries de la défense. Le parquet ayant requis les peines maximales contre cinq prévenus, les enjeux judiciaires et sécuritaires restent considérables pour la Côte d'Ivoire.
Un attentat qui expose la vulnérabilité des frontières nord-ivoiriennes
L'attaque de Kafolo illustre les défis sécuritaires persistants auxquels fait face la Côte d'Ivoire dans sa zone frontalière septentrionale. Le poste de contrôle ciblé représentait un maillon stratégique du dispositif de surveillance aux confins du Burkina Faso, région devenue progressivement un foyer d'instabilité jihadiste depuis la fin des années 2010. La Katiba Macina, qui a revendiqué l'attentat, est une faction armée affiliée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), elle-même liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Cet incident a marqué une intensification des menaces terroristes en Côte d'Ivoire, pays jusque-là relativement épargné comparé à ses voisins sahéliens.



