Le Burkina Faso traverse une période de restructuration institutionnelle majeure. Jeudi 15 avril 2026, le ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité a annoncé la dissolution d'une centaine d'organisations non gouvernementales et associations. Cette décision, entrée en vigueur immédiatement, prive ces entités de tout droit d'exercer sur le territoire national. Les autorités justifient cette mesure par le non-respect des dispositions légales en vigueur, sans toutefois détailler les manquements spécifiques reprochés aux organisations concernées.
Un coup de filet administratif aux contours flous
La dissolution simultanée d'un tel nombre d'organisations soulève des questions quant à la transparence du processus décisionnel. Le gouvernement burkinabè n'a fourni aucune liste officielle des associations visées, ni les critères précis ayant motivé ces dissolutions. Cette absence de clarté crée une situation d'incertitude majeure pour le secteur associatif, où les organisations demeurent dans l'ignorance des infractions alléguées. Les autorités invoquent des violations légales sans spécifier si elles concernent des défaillances administratives, des problèmes de conformité financière ou d'autres enjeux de gouvernance.

Évasion Paris
13 juin 2026



