La récente adoption de la loi sur les ONG en Angola a suscité une vive inquiétude au sein de la société civile, alors que le pays se prépare pour des élections générales prévues d'ici août 2027. Ce texte, promulgué par un Parlement majoritairement dominé par le Mouvement Populaire de Libération de l'Angola (MPLA), confère au président João Lourenço un contrôle accru sur les activités et les financements des organisations non gouvernementales. Cette situation soulève des questions sur l'espace démocratique et la liberté d'expression dans le pays.
Un contrôle renforcé des ONG par l'État
La loi instaurée le 3 mars impose la création d'une instance administrative dont les membres sont directement nommés par le président. Cette structure aura pour mission de surveiller et de réguler les ONG, ce qui, selon les critiques, constitue une interférence directe de l'État dans les affaires civiles. Les acteurs de la société civile craignent que cette mesure ne serve à museler les voix dissidentes et à restreindre les activités des ONG, qui jouent un rôle crucial dans la promotion des droits de l'homme et de la démocratie.

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